L’acupression offre une méthode naturelle pour soulager le mal de mer en stimulant des points précis du corps. Cette technique ancestrale de la médecine chinoise permet de réduire nausées et vomissements sans médicament. Découvrir cette pratique accessible s’avère particulièrement utile pour les voyageurs sensibles aux mouvements maritimes.
Comprendre l’acupression et son mécanisme d’action contre le mal de mer
L’acupression trouve ses racines dans la médecine traditionnelle chinoise. Cette méthode thérapeutique manuelle consiste à stimuler des points précis du corps par pression digitale, sans recourir aux aiguilles comme en acupuncture. L’acupuncture emploie de fines aiguilles métalliques tandis que l’acupression se pratique avec les doigts, les pouces ou parfois des dispositifs spécifiques.
Le principe énergétique de l’acupression
Selon la médecine chinoise, notre corps est parcouru par des canaux énergétiques appelés méridiens. L’acupression agit sur ces méridiens pour rétablir la circulation harmonieuse de l’énergie vitale, le Qi. Lorsqu’un déséquilibre survient, des troubles physiques apparaissent. En stimulant certains points d’acupression, on régule cette circulation énergétique et on soulage les symptômes associés.
Comment l’acupression est censée soulager le mal de mer
Le mal de mer résulte d’un conflit entre les informations contradictoires reçues par le cerveau. L’oreille interne détecte les mouvements du bateau tandis que les yeux perçoivent un environnement stable. Ce décalage active le système vestibulaire qui envoie des signaux incohérents au cerveau, provoquant nausées, vertiges et vomissements.
Selon les principes de l’acupression, la stimulation de points spécifiques enverrait des impulsions nerveuses qui harmoniseraient les informations transmises au cerveau. Toutefois, il n’existe pas de preuve scientifique d’efficacité de cette méthode pour soulager le mal des transports. L’effet ressenti pourrait relever d’un effet placebo plutôt que d’une action réelle sur le système nerveux autonome.

Localiser et stimuler le point MC6 : guide pratique étape par étape
Repérage anatomique du point MC6 sur l’avant-bras
La localisation précise du point MC6 (Nei Guan) nécessite une méthode rigoureuse pour garantir son efficacité. Commencez par observer votre avant-bras, paume vers le haut. Identifiez d’abord le pli de flexion naturel qui marque la jonction entre la main et l’avant-bras. Ce pli constitue votre point de départ.
Positionnez ensuite trois doigts de votre main libre (index, majeur et annulaire) perpendiculairement à ce pli, en les plaçant horizontalement sur l’avant-bras. La largeur à mesurer correspond aux trois doigts de la personne qui recevra le traitement, car ces proportions varient selon la morphologie. Le point MC6 se situe exactement sous le bord inférieur de votre index, à trois travers de doigt du pli du poignet.
Identification des repères tendineux entre les fléchisseurs
Pour affiner la localisation, fléchissez légèrement votre main vers l’avant-bras. Deux cordons tendineux se dessinent alors nettement sous la peau : les tendons fléchisseurs. Le point MC6 se trouve précisément dans le creux entre ces deux structures. Palpez délicatement la zone pour ressentir cette dépression naturelle où votre doigt s’enfonce légèrement.
| Étape | Action à réaliser |
| 1. Positionnement | Paume vers le haut, identifier le pli du poignet |
| 2. Mesure | Placer 3 doigts horizontalement depuis le pli |
| 3. Repérage | Localiser l’espace entre les tendons fléchisseurs |
Technique de stimulation manuelle du point
Une fois le point localisé, appliquez une pression ferme avec le bout du pouce ou de l’index. La sensation ressentie doit être marquée, voire douloureuse, signe que vous sollicitez correctement le point d’acupression. Effectuez des mouvements circulaires en maintenant le contact cutané constant sans glisser sur la peau.
Réalisez cette stimulation pendant cinq minutes avant la chimiothérapie et avant chaque repas. La douleur provoquée témoigne de la congestion énergétique que vous libérez. Cette gêne temporaire disparaît rapidement et signale l’activation du processus thérapeutique. Renouvelez l’opération dès la réapparition des nausées.

Bracelets d’acupression et alternatives : choix, prix et témoignages
Les bracelets d’acupression représentent une option accessible pour tenter de prévenir le mal de mer, bien que leur efficacité n’ait jamais été scientifiquement prouvée. Ces dispositifs sont disponibles en pharmacie, généralement vendus par quatre pour 6 à 7 euros, soit environ 1,50 à 1,75 euros la paire. Leur principe repose sur un bouton en plastique, parfois en métal, qui exerce une pression continue sur le point P6 (également appelé MC6, 6ème point du méridien du Maître du Coeur) de chaque poignet. Selon le médecin ORL Michel Kossowski, il s’agit d’un « truc un peu grossier » avec probablement un effet placebo, sans preuve d’efficacité réelle.
Limites scientifiques
Une étude publiée en 2004 dans Aviation Space and Environmental Medicine a conclu que ni les bracelets d’acupression ni le placebo n’empêchent l’apparition du mal des transports. La littérature scientifique soutenant l’efficacité de ces dispositifs est inexistante.
Retours d’expérience des utilisateurs
Les témoignages sur les bracelets d’acupression révèlent des résultats variables, probablement liés à un effet placebo. Certains voyageurs constatent une réduction subjective des nausées lors de traversées en bateau, tandis que d’autres ne perçoivent aucun soulagement.
J’ai utilisé ces bracelets lors d’une croisière en Méditerranée. Portés une heure avant l’embarquement, ils m’ont permis de profiter du voyage sans malaise, contrairement à mes expériences précédentes.
Alternatives et combinaisons thérapeutiques
L’auto-massage manuel du point P6 constitue une alternative gratuite. Pour tenter de renforcer l’effet, vous pouvez associer les bracelets à d’autres remèdes naturels : gingembre, huiles essentielles de menthe poivrée, ou encore positionnement visuel sur l’horizon.
Pour les voyageurs réguliers en mer, l’achat de bracelets réutilisables s’avère économique sur le long terme, même si leur efficacité reste non prouvée scientifiquement.
